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La Royal Navy poursuit sa modernisation (1)

Publié le par Dimitry Queloz

Depuis notre article d’août dernier (à lire ici), la Royal Navy poursuit sa modernisation. Le programme phare est bien sûr celui des nouveaux porte-avions. Le HMS Queen Elizabeth vient de terminer une série d’essais aéronautiques dont nous vous parlerons bientôt. Toutefois, de possibles nouvelles économies budgétaires menacent la remontée en puissance de la flotte britannique qui pourrait voir sa composante amphibie se réduire comme peau de chagrin.

 

Au cours des six derniers mois, les programmes d’équipement en cours se sont poursuivis. Dans le domaine des patrouilleurs hauturiers (OPV), le HMS Forth, premier navire de sa classe qui en comptera cinq, vient tout juste d’arriver à son port d’attache de Portsmouth et devrait entrer en service dans le courant de l’année. De son côté, le HMS Medway a été baptisé le 20 octobre dernier. Trois autres unités suivront, les HMS Trent, Tamar et Spey. Tous opérationnels d’ici 2020, ils remplaceront les patrouilleurs de la classe RiverHMS Tyne, Severn, Mersey et Clydeconstruits il y a une quinzaine d’années.

 

Les OPV de la classe Forth représentent un renforcement significatif de capacités pour la Royal Navy par rapport aux River. Outre le fait qu’il y aura une unité supplémentaire, ils sont plus grands et plus lourds (2'000 t au lieu de 1'700), disposent d’une autonomie supérieure (35 jours au lieu de 21), d’un armement plus puissant et d’une capacité d’emport en hommes presque doublée. Equipés d’une grue pouvant soulever 16 tonnes, ils peuvent en outre transporter du matériel lourd. Enfin, et surtout, leur plateforme arrière est en mesure d’accueillir un hélicoptère Merlin.

 

Ces bâtiments, principalement déployés aux Falkland et dans les eaux de la mer du Nord, pourront aussi servir en Méditerranée ou dans les Caraïbes. Ils seront notamment chargés de la protection des zones de pêche, de la lutte contre la piraterie, le terrorisme et la contrebande.

Le HMS Forth en route pour Portsmouth. (© Royal Navy)

Le HMS Forth en route pour Portsmouth. (© Royal Navy)

Concernant les sous-marins nucléaires d’attaque, une étape importante a été franchie au début janvier dans le cadre des essais du HMS Audacious. Le navire, lancé en avril 2017, a en effet réalisé sa première immersion (plongée statique) aux chantiers navals de Barrow-in-Furness. Il poursuivra ses essais en mer cette année avant d’être livré à la Royal Navy. Actuellement, trois bâtiments de la classe Astute sont déjà en service – les HMS Astute depuis 2010, HMS Ambush depuis 2013 et HMS Artful depuis 2016. Trois autres unités sont en cours de construction – les HMS Anson, HMS Agamemnon et HMS Ajax –, qui devraient être livrées jusqu’en 2024, date à laquelle tous les anciens SNA de la classe Trafalgar auront été remplacés coque pour coque.

 

Les sous-marins de la classe Astute sont les plus grands SNA jamais construits en Europe. Longs de 97 mètres pour un déplacement de 7'800 tonnes en plongée, ils peuvent atteindre la vitesse de 30 nœuds. L’équipage comprend 98 hommes. 11 places sont par ailleurs disponibles pour accueillir des forces spéciales. Disposant de six tubes de 533 mm, les Astute peuvent prendre jusqu’à 38 torpilles lourdes Spearfish et missiles de croisière Tomahawk. Ce sont les seuls bâtiments de la Royal Navy capables de tirer de tels missiles.

Le HMS Audacious avant sa première plongée statique. (© Royal Navy)

Le HMS Audacious avant sa première plongée statique. (© Royal Navy)

Enfin, dans le cadre du programme de modernisation de la flotte de ravitaillement (programme MARS (Military Afloat Reach and Sustainability)), la Royal Fleet Auxiliary a mis en service le RFA Tidespring à la fin du mois de novembre 2017. Le second navire de la classe, le RFA Tiderace, se trouve actuellement à Falmouth où il reçoit ses équipements électroniques et de communication, ainsi que ses armements. Les deux derniers – RFA Tidesurge et RFA Tideforce – sont en cours d’achèvement dans les chantiers navals sud-coréens Daewoo d’Okpo avant de rejoindre eux aussi Falmouth pour y recevoir les derniers équipements avant d’être livrés.

 

Les navires de la classe Tide ont été conçus pour ravitailler les nouveaux porte-avions. Longs de plus de 200 mètres pour un déplacement de 39'000 tonnes, ils peuvent transporter 19'000 m3 de carburant et 1'300 m3 d’eau douce, ainsi que des vivres, des munitions, des pièces de rechange. Le ravitaillement peut se faire soit au moyen des trois dispositifs prévus à cet effet, soit au moyen d’hélicoptère, les bâtiments disposant d’un hangar pouvant embarquer un Wildcat ou un Merlin. A noter que la plateforme est suffisamment grande pour accueillir un hélicoptère de la taille du Chinook.

 

Les quatre navires constitueront les principales unités de ravitaillement de la Royal Fleet Auxiliary au début des années 2020, aux côtés des deux pétroliers de la classe WaveRFA Wave Knight et RFA Wave Ruler –, opérationnels depuis 2003. A noter qu’un programme de construction de trois navires de ravitaillement (projet Fleet Solid Support (FSS)) a été confirmé dans la Strategic Defence and Security Review de 2015 pour remplacer les RFA Fort Rosalie, Fort Austin et Fort Victoria, vieillissants, au milieu de la prochaine décennie. La procédure d’ouverture du marché est en cours et la compétition entre les différents industriels intéressés doit commencer fin avril 2018.

 

Le nombre de ravitailleurs de la Royal Fleet Auxiliary a dramatiquement chuté depuis la fin de la Guerre froide. A cette époque, elle en armait une quinzaine contre six seulement aujourd’hui. Toutefois, ce nombre va augmenter progressivement avec l'entrée en service des Tide. Si le programme FSS n’est pas modifié et permet le remplacement coque pour coque des Fort, la Royal Fleet Auxiliary, après la période actuelle d’étiage, verra sa flotte de ravitailleurs atteindre neufs unités vers 2025. (A suivre)

Le RFA Tidespring aux côté de la frégate HMS Sutherland. (© Royal Navy)

Le RFA Tidespring aux côté de la frégate HMS Sutherland. (© Royal Navy)

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Citoyen-soldat 2.0

Publié le par Dimitry Queloz

WICHT, Bernard; BAERISWYL, Alain, Citoyen-soldat 2.0. Mode d’emploi, Paris, Astrée, 2017, 94 pages

 

Dans ce petit ouvrage de prospective, les auteurs développent le concept de citoyen-soldat 2.0. Selon eux, l’ère de la guerre interétatique est révolue depuis la chute du Mur de Berlin, le développement de la mondialisation et le recul des Etats-nations. Les guerres du futur suivront un nouveau paradigme, celui de la guerre civile moléculaire (voir à ce sujet nos deux articles – no 1 et no 2 – sur la conférence de Bernard Wicht de mars 2017 lors de l’assemblée générale de la Société jurassienne des officiers). Les récents conflits donnent une bonne idée des principales caractéristiques de ce modèle de guerre et des adversaires que les Etats-nations démocratiques occidentaux auront à affronter: forces transnationales, emploi du low tech/low cost, recrutement basé sur la religion et/ou l’idéologie, contrôle partiel des territoires et des populations en employant la terreur, financement via l’économie grise, voire criminelle…

 

Plutôt que de baser leur réflexion sur les facteurs matériels et technologiques, les auteurs s’intéressent aux forces morales. Dans une perspective wébérienne, ils mettent en relation l’organisation sociopolitique des Etats, leur organisation militaire et la motivation des groupes sociaux à se défendre. Dans le cadre actuel qui est celui de la mondialisation, les démocraties occidentales "ne représentent plus un niveau de décision effectif et pertinent". De plus, les élites politiques, sociales et culturelles qui sont à leur tête sont déconnectées de la réalité, incapables de désigner clairement l’ennemi à combattre et, pire encore, de distinguer ce dernier des citoyens-amis dont ils ont la charge. En marginalisant ceux-ci, en les désarmant et en les remplaçant par des soldats professionnels, ces élites mettent en péril la cohésion de la cité, son organisation et ses valeurs civiques, donc son existence. Les auteurs reprennent ici les théories du sociologue Alain Joxe pour qui "la citoyenneté n’est pas le fruit d’un contrat social de type rousseauiste (…) elle est le résultat d’un rapport de force par lequel le citoyen est parvenu à s’extraire de sa position de sujet pour revendiquer sa liberté en contrepartie de ses prestations fiscales et, surtout, militaires".

 

A cet affaiblissement de l’Etat-nation et à cette inadaptation de la démocratie occidentale s’ajoute l’inadaptation des forces armées et policières, dont la structure et l’organisation sont trop lourdes et trop centralisées, qui ne sont pas en mesure de faire face à la guerre civile moléculaire dans laquelle l’ennemi frappe au moyen d’attentats ou de raids urbains en utilisant le schéma imbrication-dilution-destruction.

 

Pour faire face à cette double situation de crise, les auteurs proposent le citoyen-soldat 2.0 en tant que réponse. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de la société de l’information qui, contrairement à la société industrielle, privilégie les réseaux plutôt que les hiérarchies, développe ses propres récits à l’échelle du groupe, autonomise les individus en les transformant en acteurs, facilite la détection des problèmes et la vitesse de réaction pour y remédier. Capable d’intervenir immédiatement, localement et de manière décentralisée – les auteurs parlent de "riposte autonome", le citoyen-soldat 2.0, à l’instar du white hat du domaine informatique, permet de développer une deuxième ligne de défense, là où les forces militaires et policières ne sont pas toujours en mesure d’agir rapidement.

 

Le modèle du citoyen-soldat 2.0 est inspiré d’exemples historiques comme le Minuteman des Treize Colonies ou le membre du landsturm des communautés libres de l’Allemagne du Sud – dans un registre contemporain, les auteurs mentionnent l’exemple tchèque du LOS. Le citoyen-soldat 2.0, qui n’est pas directement rattaché à une unité militaire et se fond au sein de la population doit "re-créer le récit lui permettant de se réunir avec d’autres pour restaurer la cité autour d’une conception commune de la liberté. Sa démarche se fonde, d’abord, sur l’idée de souveraineté populaire (…) comme socle premier de toute participation politique et, ensuite, sur son droit naturel à la légitime défense". Pour pouvoir intervenir en tout temps et en tous lieux, il doit disposer d’un permis de port d’arme, ainsi que de la formation nécessaire pour remplir sa fonction de primo-intervenant. Les auteurs précisent que cette démarche ne résulte pas d’une approche "libertarienne", mais qu’elle s’inscrit au contraire dans une conception "républicaine au sens défini par Machiavel, c’est-à-dire la conception positive de la liberté comprise comme le droit de chaque citoyen de participer effectivement à la gestion des affaires communes et à la défense de la cité".

(© blogdéfense)

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Servir

Publié le par Dimitry Queloz

VILLIERS, Pierre de, Servir, Paris, Fayard, 2017, 256 pages

 

Best-seller de ces derniers mois – on a pu lire en fin d’année passée que l’ouvrage avait été vendu à 150'000 exemplaires –, le livre du général Pierre de Villiers mérite d’être lu à plus d’un titre. Ecrit à chaud au lendemain de sa démission du poste de Chef d’Etat-major de l’Armée (CEMA), l’ouvrage n’est pas un brûlot dirigé contre le président de la République, mais plutôt le témoignage d’un homme de convictions qui s’exprime avec sincérité, mais sans rancœur.

 

Certains lecteurs, qui soulignent n’avoir rien appris sur la situation géopolitique du moment, sur l’état de l’armée française et les grandes orientations de son futur, ont été déçus par le manque de profondeur de la réflexion sur ces sujets. S’ils ont raison dans un certain sens, il faut cependant se rappeler que l’ancien CEMA a un devoir de réserve et qu’il ne peut, ni ne veut sans doute, étaler au grand jour certains débats ou projets en cours. De plus, le général de Villiers s’adresse à un large public et, par conséquent, dans une volonté de vulgarisation, ne peut que se montrer synthétique. Enfin, selon nous, l’important dans ce livre, qui, comme son titre l’indique, n’est pas un ouvrage de géopolitique ou un livre blanc, se situe ailleurs, dans les valeurs mises en exergue.

 

Les relations entre le CEMA et l’autorité politique constituent l’un des principaux points forts de l’ouvrage. La problématique, qui a d’ailleurs été à l’origine de la démission du général de Villiers, ne se limite pas à la seule question de la subordination du pouvoir militaire au pouvoir politique. Elle est également en liens avec la conception de la loyauté envers l’autorité supérieure et, aussi, avec la capacité du chef à accepter la divergence d’opinion de ses subordonnés. En parfait républicain respectueux des institutions, le général de Villiers ne conteste pas la subordination du CEMA au président de la République et au Parlement. Il ne conçoit cependant pas cette subordination comme une obéissance servile. "(…) la loyauté n’est pas l’esprit de cour ni l’assentiment permanent à ce qui peut être utile pour se faire bien voir. Le silence est parfois proche de la lâcheté." La loyauté envers son chef consiste donc à lui dire la vérité, même si cette vérité déplait et n’est pas forcément facile à dire ou à entendre: "Et je sais qu’il est parfois aussi difficile de dire les choses franchement, les yeux dans les yeux, que de savoir les entendre." Cela est d’autant plus vrai pour le CEMA, qu’il est le seul représentant des armées devant le pouvoir politique puisque celles-ci ne sont pas syndiquées. Dans le cas présent, l’ancien CEMA se devait de montrer les contradictions entre les discours et les faits, entre les engagements toujours plus importants des armées et les moyens à disposition, entre les promesses d’augmentation future des budgets et les économies de 850 mio d’Euros imposées dans l’immédiat. Il l’a fait dans un cadre approprié, celui des commissions parlementaires, qui lui assurait, en principe, la liberté de parole.

 

Cette conception de la loyauté n’est visiblement pas celle du président de la République qui a fait payer au CEMA le prix de sa sincérité en l’humiliant publiquement lors d’un discours de commémoration du 14 Juillet, le forçant ainsi à jouer les courtisans ou à démissionner de ses fonctions. L’épisode n’est pas sans rappeler celui du général Soubelet qui a lui aussi connu la disgrâce pour avoir dit sincèrement ce qu’il pensait.

 

L’ouvrage montre également que l’homme Pierre de Villiers est un humaniste qui fait preuve d’une belle culture transparaissant dans les nombreuses citations de militaires et d’écrivains. Mais le plus important à nos yeux réside dans le fait qu’il met l’homme au centre de ses préoccupations et se montre optimiste, notamment dans le chapitre 10 où il parle de la jeunesse. Cette humanité apparaît au détour de chaque page, ou presque, que ce soit lorsqu’il raconte ses discussions avec les militaires du rang et les cadres inférieurs ou lorsqu’il décrit les conséquences dramatiques engendrées par le logiciel Louvois. Cette attitude lui a valu une haie d’honneur et de nombreux témoignages d’estime lors de son départ. Même les lecteurs critiques ont été touchés par les qualités humaines du général de Villiers, beaucoup d’entre eux avouant dans leurs commentaires qu’ils auraient aimé servir sous ses ordres!

 

S’il ne peut être comparé au Servitudes et grandeurs militaires de Vigny, le livre de l’ancien CEMA présente une réflexion personnelle pertinente sur l’armée française, sa situation actuelle et ses défis, sur les valeurs militaires et les qualités humaines nécessaires aux hommes du rang et aux cadres des armées. Il montre également l’écart, peut-être croissant mais pas forcément insurmontable, entre ces valeurs et celles de la société civile ou des politiciens qui sont pourtant en charge des choix politiques et des arbitrages financiers qui déterminent les cadres dans lesquels doivent ensuite évoluer et se battre les armées. Il montre enfin la profonde humanité du général Pierre de Villiers et sa loyauté envers la République et ses institutions.

(© blogdéfense)

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Dictionnaire de la guerre et de la paix

Publié le par Dimitry Queloz

DURIEUX, Benoît ; JEANGENE VILMER, Jean-Baptiste ; RAMEL, Frédéric, Dictionnaire de la guerre et de la paix, Paris, PUF, 2017, 1514 pages

 

Avec quelque 1'500 pages et 300 articles écrits par plus de 200 auteurs, le Dictionnaire de la guerre et de la paix que viennent de publier les éditions PUF représente une véritable somme qui comble un vide dans la littérature francophone relative à la polémologie. Cette publication s'inscrit dans un cadre plus général de développement des études sur la guerre, comme en témoigne par exemple le récent regain d'activités de l'IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire) ou la création de l'AEGES (Association pour les Etudes sur la Guerre et la Stratégie) qui ont par ailleurs largement contribué à la réalisation de l'ouvrage.

 

Celui-ci n'est pas simplement un dictionnaire militaire. Il aborde également les nombreux autres domaines connexes que les Anglo-saxons regroupent sous le terme de warstudies. Souvent mises de côté par les milieux universitaires français, elles ont suscité l'intérêt de leurs homologues britanniques qui ont créé un département spécialisé au King’s College de Londres en 1962 déjà. Pour couvrir la vaste palette thématique des warstudies, les trois directeurs de l’ouvrage, le général Benoît Durieux, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Frédéric Ramel, eux-mêmes issus de milieux scientifiques et institutionnels différents, ont fait appel à des spécialistes, français ou étrangers, en histoire militaire, en géographie, en droit, en économie, en politique... 

 

Le titre peut paraître provocateur au premier abord. Cependant, comme le montre l’introduction, il correspond parfaitement à l’évolution qu’à connue au cours des dernières décennies ce caméléon qu’est la guerre. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les conflits ne sont en effet que rarement interétatiques. Ils ne commencent plus forcément par une déclaration formelle et ne se terminent plus non plus par un traité de paix. Avec les guerres de décolonisation, l’émergence des nombreux acteurs non-étatiques, les luttes insurrectionnelles de toutes sortes, l’emploi du terrorisme et les interventions extérieures qui se poursuivent des années durant en parallèle à des missions de stabilisation et de reconstruction, la guerre et la paix ne sont plus séparées par une frontière nette et se confondent plus ou moins dans le temps et dans l’espace, avec tous les problèmes politiques, militaires, éthiques ou juridiques qui en découlent.

 

Une des nombreuses richesses du dictionnaire est qu’il s’intéresse également aux relations existant entre la géographie et la guerre. Outre des entrées consacrées aux espaces et aux territoires traditionnels – Etats, terre, mer, air… –, le lecteur trouvera aussi des articles sur les nouveaux espaces de conflit que sont le cyberespace, les médias, le web social…

 

Notons encore que chaque article comprend une bibliographie et des renvois aux entrées qui abordent des thèmes apparentés.

 

En conclusion, un très bon ouvrage pluridisciplinaire et un très bel outil de travail qui mérite de figurer en bonne place dans toutes les bibliothèques!

(© blogdéfense)

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