Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #aviation tag

Histoire de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT)

Publié le par Dimitry Queloz

MARTINI, André, L’histoire de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre. 1794-2014. De l’Entreprenant au Tigre, Panazol, Lavauzelle, 2013, 450 pages (2e édition)

Ce livre sur l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) est une version complétée d’un ouvrage issu d’une thèse de doctorat publié en 2005 par le général André Martini. Pilote d’avions et d’hélicoptères, le général Martini est à la fois acteur et historien de l’ALAT puisqu’il y a occupé diverses fonctions durant une trentaine d’années.

L’ouvrage, qui est structuré de manière chronologique, pose la question des relations de l’aviation avec l’armée de Terre. Celle-ci doit-elle disposer, pour ses besoins propres, d’une force aérienne intégrée ou doit-elle être totalement dépendante d’une armée de l’Air ayant le monopole des moyens aériens?

La première partie est consacrée aux origines de l’ALAT, qui remontent à la période révolutionnaire: un ballon, l'Entreprenant, est utilisé lors de la bataille de Fleurus. Au cours de la Première Guerre mondiale, l’engagement de l’aviation au profit de l’armée de Terre, notamment pour le réglage des tirs d’artillerie, devient indispensable. Toutefois, son développement extraordinaire conduit également à rendre l’aviation plus autonome. La loi de 1934 accorde le monopole des avions à l’armée de l’Air, à charge pour elle de répondre aux besoins de l’armée de Terre. Cette dernière craint de ne pas disposer des moyens nécessaires dans le cadre de la bataille aéroterrestre qu’elle envisage, l’armée de l’Air se préoccupant davantage d’une guerre aérienne globale. Cette carence est une des causes de la défaite de mai – juin 1940. Après 1945, l’aviation d’artillerie, créée en 1943 et équipée d’avions légers, "constitue le vecteur que l’armée de Terre va utiliser pour accéder à une composante aérienne".

Au cours des guerres de décolonisation, sujet de la deuxième partie du livre, la question de la subordination des moyens aériens est tranchée au profit de l’armée de Terre. Celle-ci a besoin d’un appui aérien intégré, qui diffère de celui que peut fournir l’armée de l’Air au-delà du champ de bataille. De plus, elle se montre capable de gérer et d’engager des effectifs aériens importants – 600 avions et 300 hélicoptères au cours de la guerre d’Algérie. L’emploi de l’hélicoptère est par ailleurs généralisé. Après les premières études des années 1920 et 1930, des appareils sont acquis à la fin de la guerre d’Indochine. La guerre d’Algérie voit un essor spectaculaire de l’emploi de cette nouvelle arme: transport, vols de nuit et sans visibilité, appui… La maîtrise de l’hélicoptère, sans équivalent dans les autres armées, intéresse fortement les Américains qui demandent à pouvoir bénéficier du savoir-faire français.

Grâce à l’expérience de la guerre d’Algérie, l’ALAT et l’armée de Terre peuvent s’adapter au nouveau contexte de la Guerre froide et à la menace des forces du Pacte de Varsovie. Dans cette troisième partie, l’auteur considère que "l’aéromobilité a atteint son maximum d’efficacité avec la réforme de 1977 et le règlement d’emploi qui a suivi". Toutefois, le fait de privilégier les actions à l’échelon du corps d’armée conduit l’ALAT à s’éloigner des divisions. De plus, la création de la Division aéromobile (DAM) au sein de la Force d’Action Rapide (FAR) en 1985 – cette décision est prise par le ministre de la Défense Charles Hernu alors que l’Etat-major de l’armée de Terre s’oppose au concept – accentue encore la centralisation des moyens et l’éloignement par rapport à l’armée de Terre.

Enfin, la dernière partie de l’ouvrage traite de la période allant de 1990 à nos jours. Celle-ci est marquée par une "remise en question profonde de la fonction aéromobile" à la suite de la chute du mur de Berlin. Tout d’abord, les moyens sont massivement réduits, dans des proportions identiques à ceux de l’armée de Terre. De plus, en raison des coupes budgétaires, les programmes prennent beaucoup de retard. Enfin, l’appui direct des troupes constitue l’élément fondamental de la doctrine d’emploi, ce qui représente un retour à la conception des années soixante.

Mentionnons encore que l’ouvrage comprend une série de huit annexes parmi lesquelles un état du marché et des industries de l’hélicoptère, une évolution des concepts de voilures tournantes avec de très intéressantes informations sur celui de convertible (programmes V22 Osprey et EUROFAR).

(© éditions Lavauzelle)

(© éditions Lavauzelle)

Voir les commentaires

PS et Verts: Une politique d’opposition systématique aux Forces aériennes

Publié le par Dimitry Queloz

Dans leur argumentaire, les opposants au Gripen présentent la situation des Forces aériennes suisses en matière d’équipement sous un jour particulièrement idyllique. Selon eux, les 32 F/A-18 en service seraient suffisamment nombreux pour remplir sans problème et en tout temps les missions de police aérienne. De plus, modernisés tout récemment à grands frais, ces appareils permettraient d’assurer sans difficulté ces dernières durant les prochaines décennies!

Outre le fait que ce tableau n’est pas conforme à la réalité – d’une part, les effectifs sont insuffisants pour assurer de manière permanente et dans la durée les tâches de police aérienne; d’autre part, le F/A-18 est arrivé à mi-vie et, en dépit de la modernisation en cours, il devra être remplacé dans une quinzaine d’années – il faut souligner que les référendaires ne sont pour rien dans la modernité des équipements des Forces aériennes dont il se plaisent pourtant à mettre en exergue les qualités. Bien au contraire! En effet, le Parti socialiste et les Verts, les deux principaux partis politiques opposés au Gripen, actuellement représentés aux Chambres fédérales respectivement par 57 et 17 élus, adoptent depuis plus de deux décennies une politique d'opposition systématique à chaque fois qu’il s’agit de moderniser les Forces aériennes, comme l'ont montré leurs positions lors de l'acquisition des F/A-18 en 1993 et, plus récemment, au moment de la remise à niveau de ces derniers.

1993: Initiative contre l’achat d’un nouvel avion de combat

Au début des années 1990, le Parti socialiste et les Verts ont soutenu l’initiative du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) visant à empêcher l’acquisition d’un nouvel avion de combat destiné à remplacer les Mirage III en service depuis plus de vingt-cinq ans. L’appareil directement concerné était le F/A-18. Si l’initiative avait été acceptée, cela ferait donc plus d'une quinzaine d’années que les Forces aériennes seraient équipées du seul F-5 Tiger, actuellement totalement dépassé, pour remplir leur mission!

A l’époque, les partisans de l’initiative ne voyaient que des défauts au F/A-18. Il était trop cher et son achat obligerait les autres départements fédéraux à faire des économies! Ses performances étaient jugées surdimensionnées pour un petit pays neutre comme la Suisse, d’autant que la Guerre froide venait de se terminer! Aujourd’hui, le discours sur le F/A-18 des opposants au Gripen a bien changé, propagande oblige. Les Socialistes et les Verts vantent les qualités de l’avion pourtant vertement critiqué vingt ans plus tôt, cela sans la moindre vergogne et sans rougir de pareilles contradictions!

2008: Rejet du programme d’armement

En 2008, les deux partis ont cherché à empêcher la modernisation des F/A-18. Celle-ci était proposée dans le cadre du programme d’armement de l’année qui prévoyait la mise à niveau des appareils pour la somme de 404 millions de francs. Cette modernisation devait s’effectuer entre 2009 et 2015 et donner aux F/A-18 des capacités accrues pour les quinze années à venir. Au Conseil national, le Parti socialiste et les Verts ont soutenu la proposition Widmer (PS) qui demandait le report du projet et sa présentation en même temps que le rapport sur le remplacement partiel des F-5 Tiger. Au Conseil des Etats, tous deux ont adopté une position identique avec la proposition de la minorité déposée par le trio Gisèle Ory (PS), Claude Hêche (PS) et Luc Recordon (Les Verts). Après avoir échoué au Conseil des Etats, le Parti socialiste et les Verts ont refusé, à une écrasante majorité, lors du vote final au Conseil national, le programme d’armement 2008.

En dépit de leur discours actuel et de leur soi-disant attitude constructive en matière de défense, le Parti socialiste et les Verts ne sont en rien favorables à une défense aérienne crédible. Depuis plus de vingt ans, ils mènent une politique d’opposition systématique aux Forces aériennes. La campagne qu’ils ont lancée dans le cadre du référendum contre le Gripen s’inscrit dans leur stratégie à long terme dont le but est d’affaiblir l’armée autant que faire se peut, à défaut de pouvoir la supprimer.

Résultats du vote final sur le programme d'armement 2008 au Conseil national

  Groupe Verts Groupe Socialiste Remarque
 Oui 0 0  --
 Non 20 37  --
 Abstention 1* 1**

 * Marie-Thérèse Weber-Gobet   (Parti chrétien-social)

 ** Edith Graf-Litscher

 Absent 0 1  --
 N'a pas voté 1 4***  *** dont Pascale Bruderer, Présidente du Conseil national en l'absence de la titulaire, qui ne prend pas part au vote

 

Voir les commentaires

Protection de l'espace aérien: Retour aux années trente! (2 et fin)

Publié le par Dimitry Queloz

Pour les deux périodes, ces incidents ont par ailleurs été largement commentés par les médias. En 1936, les réactions du public étaient marquées par l’indignation envers l’attitude et les pratiques de l’Allemagne et allaient dans le sens d’une demande de renforcement de l’effort de défense, notamment dans le domaine aérien. Aujourd’hui, beaucoup de nos concitoyens expriment une opinion semblable. Toutefois – et c’est là une grande différence par rapport aux années trente – nombre de commentateurs contemporains ont une attitude diamétralement opposée et se complaisent à railler les Forces aériennes et leurs carences. Certains – qui n’ont sans doute pas encore remarqué la détérioration de la situation internationale, même après la guerre en Géorgie en 2008, les révolutions arabes, la double crise de l’Euro et de l’Union européenne et, enfin, le conflit ukrainien actuel – vont même plus loin et emploient celles-ci comme argument pour faire campagne contre l’achat du Gripen!

La longueur et la complexité du processus de renforcement des forces aériennes constituent un dernier point commun. Dans les années trente, ce processus a duré plus de dix ans. Le Conseil fédéral a commencé à se préoccuper de la question de la protection de l’espace aérien au début de 1933 et ce n’est qu’en septembre 1943 que l’Escadre de surveillance a été totalement opérationnelle. Ce processus aurait certes pu être écourté de plusieurs années si les différents services administratifs avaient davantage fait preuve de dynamisme, d’esprit de coopération et de compétence en matière aérienne. Toutefois, la faute ne peut être intégralement reportée sur les dirigeants helvétiques. Plusieurs autres facteurs ont en effet également largement contribué à allonger le processus, comme la lenteur des procédures administratives et politiques ou les contraintes budgétaires. Par ailleurs, l’acquisition d’un avion de combat moderne absolument nécessaire à la nouvelle formation de pilotes professionnels a été plus compliquée que prévue en raison de l’état du marché des chasseurs de l’époque et des tensions internationales grandissantes qui ont conduit à la limitation des possibilités d’acquisition à l’étranger. Enfin, la mise en place de l’Escadre de surveillance a demandé un an et demi du fait de la durée de formation des pilotes.

Les dix années nécessaires à la création de l’Escadre de surveillance correspondent singulièrement avec le délai prévu actuellement pour redonner des capacités tout temps aux Forces aériennes. Il faudra en effet attendre 2020 pour voir la mise en œuvre complète d’une motion parlementaire déposée en 2010. Si le projet Ilana est infiniment plus cohérent que certaines études réalisées en vue de la création de l’Escadre de surveillance, il n’en nécessite pas moins du temps pour être mis en place. Certaines contraintes n’ont en effet pas changées depuis les années trente, comme les difficultés budgétaires, les procédures d’engagement et les temps de formation pour les personnels hautement qualifiés – une centaine dans le cadre du projet Ilana – comme les pilotes ou les contrôleurs aériens, les procédures d’acquisition d’un avion de combat, le temps indispensable pour la maîtrise des nouveaux systèmes d’arme et leur intégration dans l’ensemble de la défense...

A la fin de la Guerre froide, quelques années d’euphorie pacifiste et néolibérale ont suffi pour réduire à la portion congrue le fruit de plus de soixante années d’efforts constants pour disposer d’une force aérienne performante et permanente. Maintenant, une décennie est nécessaire pour retrouver ces capacités, comme dans les années trente... Qui a dit que l’histoire ne se répétait pas? (Fin)

Voir les commentaires

Protection de l'espace aérien: Retour aux années trente! (1)

Publié le par Dimitry Queloz

Le détournement d’un Boeing 767 d’Ethiopian Airlines le 17 février dernier a été l’objet de nombreux commentaires dans les médias suisses et étrangers. L’incident, qui s’est finalement bien terminé mais qui aurait aussi pu tourner à la catastrophe, a montré les carences des Forces aériennes suisses en matière de personnel et de matériel. Ces insuffisances sont connues depuis plusieurs années, même si certains les découvrent, ou font semblant de les découvrir, seulement maintenant. La presse helvétique s’était en effet étonnée de cette situation il y a quelques années déjà et nous en avions parlé dans un article du journal Le Temps en janvier 2009. De son côté, le Département de la Défense prévoit de rendre aux Forces aériennes les moyens d’intervenir en tout temps grâce au projet Ilana et à l’acquisition des Gripen.

A plus d’un titre, la situation que nous vivons aujourd’hui est comparable à celle des années trente, lorsque la Suisse ne disposait pas encore de l’Escadre de surveillance, formation constituée exclusivement de pilotes professionnels. Tout d’abord, les deux périodes se caractérisent par des carences importantes dans le domaine de la défense suite à la réduction massive des budgets du fait d’une situation internationale peu tendue et marquée par une euphorie pacifiste. Dans les années vingt, l’"esprit de Genève" a entrainé les autorités politiques à diminuer les budgets militaires. Les troupes d’aviation ont été particulièrement touchées par ces mesures d’économie et les retards importants ont été longs et difficiles à rattraper à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. De nos jours, la fin de la Guerre froide a également conduit au même désir: "retirer les dividendes de la paix". Le nombre d’avions des Forces aériennes a ainsi été drastiquement réduit, passant de plus de 300 au début des années nonante à 32 dans un avenir proche – sans tenir compte de l’achat des Gripen –, les quelque 50 Tiger encore opérationnels étant voués à un prochain retrait après près de 40 ans de service.

Le deuxième point commun entre les deux périodes est l’impossibilité d’assurer en permanence la police aérienne. Avant la Deuxième Guerre mondiale, outre l’obsolescence des matériels, cette situation était essentiellement due au système de milice. Sans pilote professionnel, la mission ne pouvait être remplie dans la durée qu’en cas de mobilisation partielle ou totale des troupes d’aviation. Après un long processus, le Conseil fédéral a résolu la question le 4 avril 1941 en créant l’Escadre de surveillance, chargée prioritairement des tâches de police aérienne. Cette Escadre a été renforcée dans ses effectifs après la Deuxième Guerre mondiale et elle a constituée le fer de lance des Troupes d’aviation au cours de la Guerre froide. Actuellement, les raisons de l’absence d’une police aérienne permanente sont différentes. Elles sont à chercher dans la réduction des moyens à disposition. D’une part, avec seulement 32 appareils modernes, il est impossible de disposer en tout temps et de manière prolongée de patrouilles de chasse prêtes à remplir la mission. D’autre part, les coupes budgétaires ont également conduit à une diminution des personnels nécessaires à un engagement permanent des Forces aériennes pour des missions de police de l’air.

La pression du contexte international représente un autre point commun. Aujourd’hui, les attentats du 11 septembre et le détournement d’avion de la semaine dernière montrent bien l’absolue nécessité d’une police de l’air permanente, surtout dans un pays situé au cœur de l’Europe, survolé quotidiennement par quelque 3'000 avions de ligne et qui abrite d’importantes organisations et institutions internationales. Dans les années trente, ce besoin a été ressenti du fait de l’augmentation des tensions internationales consécutives à l’arrivée de Hitler au pouvoir et, surtout, d’incidents très concrets, comme le crash nocturne d’un JU-52 de la Luftwaffe près d’Orvin en avril 1936 et, quelques mois plus tard, le survol régulier du territoire suisse par des appareils allemands au début de la guerre d’Espagne. (A suivre)

Voir les commentaires

L'argumentaire du Comité anti-Gripen: un écran de fumée (3 et fin)

Publié le par Dimitry Queloz

Enfin, que penser de l’argument relatif à la coopération avec les pays voisins pour assurer la protection de notre espace aérien, coopération qui serait, selon les référendaires, la panacée? Tout d’abord, soulignons que des collaborations existent déjà, notamment avec la France. Des exercices aériens en commun ont lieu régulièrement et la police de l’air est assurée de manière coordonnée lors de certaines manifestations, comme lors de l’Eurofoot en 2008 ou, plus récemment, lors de la conférence de Montreux sur la Syrie.

La collaboration avec d'autres Etats peut-elle aller plus loin? La réponse est incontestablement oui, dans certains domaines comme la formation des pilotes, le renseignement ou le développement de programmes d’armement. Notons au passage que l’achat du Gripen permettrait de renforcer ces diverses formes de coopération avec un pays qui partage nombre d’intérêts communs avec la Suisse, même s’il n’est pas un voisin direct.

Toutefois, si la Suisse désire conserver sa souveraineté et sa neutralité, elle doit disposer de moyens suffisants pour assurer de la manière la plus autonome possible la protection de son espace aérien. La diminution des capacités des forces aériennes conduirait en effet à une baisse de crédibilité et, si elle était poussée au-delà d’un certain seuil, à une perte d’autonomie, voire d’indépendance. Or, l’exemple de l’affaire Snowden montre bien qu’il peut être hasardeux de dépendre d’une tierce puissance dans certains domaines stratégiques particulièrement sensibles. Que se passerait-il en effet en cas de crise majeure sur le Vieux Continent, hypothèse qui ne relève pas du simple fantasme puisque nombre d’analystes et même certains partisans d’une Europe unie n’écartent plus, par exemple, la possibilité d’un éclatement de l’Union européenne? Dans une telle situation, la collaboration serait-elle encore possible avec nos voisins et à quelles conditions? N’y aurait-il pas des tensions avec certains d’entre eux? Se montreraient-ils encore très amicaux envers la Suisse? Il est permis de se poser la question, car, dans les situations de crise, les intérêts des Etats priment sur leurs amitiés, comme l'exprimait si justement Churchill. D'ailleurs les différentes attaques menées contre notre pays au cours de ces dernières années (affaires des fonds en déshérence, conflits fiscaux avec l’Allemagne et la France…) l'ont clairement démontré.

En conclusion, nous pouvons dire que l’argumentaire des référendaires est pour le moins léger et montre au mieux leur non-maîtrise du sujet ou, au pire, leur volonté de tromper nos concitoyens. Il constitue un écran de fumée destiné à masquer les vraies raisons de leur référendum: affaiblir l’armée au maximum à défaut de pouvoir la supprimer. (Fin)

Gripen F Demonstrator. Au second plan, le Cervin (© DDPS)

Gripen F Demonstrator. Au second plan, le Cervin (© DDPS)

Gripen F Demonstrator au-dessus des nuages lors d'un vol en Suisse (© DDPS)

Gripen F Demonstrator au-dessus des nuages lors d'un vol en Suisse (© DDPS)

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 > >>