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Essai nucléaire

Publié le par Dimitry Queloz

WODKA-GALLIEN, Philippe, Essai nucléaire. La force de frappe française au XXIe siècle: défis, ambitions et stratégie, Panazol, Lavauzelle, 2014, 218 pages

Cet ouvrage de Philippe Wodka-Gallien, membre l’Institut français d’analyse stratégique et auteur d’un Dictionnaire de la dissuasion, donne au lecteur un très intéressant tour d’horizon de la force de dissuasion nucléaire française qui célèbre cette année un double anniversaire: le soixantième de la décision de Pierre Mendès-France de développer officiellement un programme nucléaire militaire et le cinquantième de la création des Forces aériennes stratégiques. En dix chapitres, le livre s’intéresse à tous les domaines relatifs au sujet: histoire, technique, politique et stratégie, recherche scientifique, désarmement et lutte contre la prolifération… Facile à lire et accessible à un large public, nous le recommandons tout particulièrement à ceux qui voudraient rapidement se faire une bonne idée globale sur ces questions complexes.

L’auteur montre que la dissuasion nucléaire bénéficie aujourd’hui d’un très large consensus dans les partis politiques, la population – en 2013, 59% des Français montraient leur adhésion – et même l’Eglise. Les partis de droite, héritiers de la tradition gaulliste, ont toujours soutenu la force nucléaire et sa souveraineté par rapport aux autres puissances, même si Alain Juppé a pu montrer une position plus nuancée. Au centre, si le principe de la dissuasion n’est pas contesté, c’est son ampleur et son caractère national qui sont fréquemment remis en cause, avec l’idée, difficile à mettre en œuvre, d’un partage avec les alliés de l’OTAN ou de l’Union européenne. A gauche, la position est aussi plus complexe. Chez les socialistes, il faut attendre l’influence de Charles Hernu et d’Hubert Védrine et, surtout, le changement de position de François Mitterrand pour que le parti se prononce majoritairement en faveur de la dissuasion. Cette évolution s’opère lentement, une fois le général de Gaulle disparu et s’explique peut-être par le fait qu’il n’y a plus la nécessité de s’opposer à ce grand rival – nous ne pouvons nous empêcher de faire un parallèle avec l’attitude par rapport aux institutions de la Ve République. Un courant anti-nucléaire continue toutefois d’exister au PS, emmené par Michel Rocard dont le père a été responsable scientifique des programmes ayant conduit à la réalisation de la bombe atomique. Même à l’extrême gauche, il est difficile de s’opposer à la dissuasion. Le parti communiste a dû tenir compte des syndicats qui défendaient les nombreux emplois liés à l’atome. Jean-Luc Mélanchon est favorable au maintien d’une force de frappe. Quant aux Verts, ils n’osent trop affirmer leur opposition au nucléaire, sans doute par prudence électoraliste.

Un autre aspect particulièrement intéressant de l’ouvrage concerne le continuum entre dissuasion nucléaire et forces conventionnelles. D’une part, la dissuasion nucléaire donne à la France la garantie de l’indépendance dans sa politique extérieure. Elle permet en effet une liberté d’action sur le plan international et un engagement de l’armée française sans risque de subir des pressions ou des menaces militaires majeures de la part des autres puissances. Dans ce cadre, l’auteur a raison de mentionner l’humiliant épisode de l’intervention de Suez comme un des chapitres fondamentaux de l’histoire de la politique nucléaire française. D’autre part, les forces de dissuasion contribuent largement au développement d’un outil militaire conventionnel de premier plan au point de vue technique et opérationnel. Les exigences en matière de qualité des programmes liés à la dissuasion – domaine spatial, électronique et communications, aéronautique, construction navale… – permettent aux différents fabricants de systèmes d’armes de faire bénéficier leurs programmes conventionnels des progrès technologiques les plus pointus. Ainsi du Rafale qui, prévu d’emblée pour le bombardement stratégique, dispose de capacités de pénétration à longue distance qui en font l’un des meilleurs bombardiers conventionnels au monde, comme l’ont bien montré les différents engagements, notamment en Libye et au Mali. Les forces stratégiques développent également un savoir-faire opérationnel de premier plan qui est largement diffusé au sein des forces conventionnelles. Enfin, les moyens des forces stratégiques sont fréquemment employés dans le cadre des engagements conventionnels: plus de 90% des missions des avions de ravitaillement de la force de dissuasion se font au profit de l’action conventionnelle et 25% des frappes aériennes de l’opération Harmattan ont été effectués par des Rafales et des Mirage 2000 des Forces aériennes stratégiques.

Défenseur de la force de dissuasion sous sa forme actuelle, Philippe Wodka-Gallien se montre un partisan du maintien de la composante aérienne des forces stratégiques. La suppression de cette dernière n’entrainerait que de très faibles économies – quelques dizaines de millions d’euros – qui ne permettraient ni de renforcer de manière significative les autres composantes de la défense ni de contribuer de manière efficace à la diminution du déficit budgétaire de l’Etat. Elle priverait par ailleurs le pouvoir politique d’une certaine souplesse en matière de dissuasion nucléaire, la force aérienne étant seule capable de mener des frappes d’ultime avertissement. Enfin, un démantèlement unilatéral n’apporterait aucun gain politique à la France et réduirait sa marge de manœuvre dans le long terme. En temps que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP), elle renoncerait définitivement à toute capacité nucléaire aérienne. Avec d’autres arguments, le livre de Philippe Wodka-Gallien contribue donc également au débat du moment sur le rôle de la dissuasion nucléaire, ses composantes et les moyens qui leur sont attribués.

(© blogdefense.overblog.com)

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Europe Mad Max demain?

Publié le par Dimitry Queloz

WICHT, Bernard, Europe Mad Max demain? Retour à la défense citoyenne, Lausanne, Favre, 2013, 152 pages

Dans cet ouvrage, Bernard Wicht nous donne une très intéressante analyse de l’évolution de la guerre et de ses conséquences sur l’organisation des Etats depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il s’inspire de la célèbre théorie de Charles Tilly pour qui "la guerre fait l’Etat". Selon cette théorie, la guerre a un impact fondamental et direct sur la structure et l'organisation politiques des Etats. Or, depuis la Seconde Guerre mondiale – la dernière guerre industrielle et "classique" – la nature de la guerre a changé. Le triptique Etat-nation/citoyen-soldat/guerre "classique" laisse désormais la place au couple groupe armé/guerre irrégulière. Il en découle de profondes modifications structurelles dans les Etats-nations.

L’auteur distingue trois périodes dans ces changements. Tout d’abord une "période militaire" (1940-1945) qui se caractérise par un emploi de la guerre irrégulière – l’engagement de "combattants d’occasion et de groupes marginaux" – par les Alliés qui ne sont pas toujours en mesure de contrer les armées de l’Axe en leur opposant des forces classiques.

Après 1945, commence la "période politique". La guerre révolutionnaire marque les conflits de la décolonisation jusqu’en 1975, date de la chute de Saigon. Ses méthodes sont développées et codifiées de manière systématique par les Etats-Unis, l’URSS et la Chine. La population devient le véritable enjeu de la guerre. De plus, des procédures et des procédés sont développés pour permettre aux groupes armés de s’installer et d’opérer de manière autonome au sein des Etats en supplantant leurs infrastructures. Enfin, élément fondamental pour la suite de l’évolution du phénomène, les groupes armés ont développé des capacités d’entretien et de financement, notamment par le biais de différents trafics, celui de la drogue en particulier.

A partir des années 1980 débute la "période économique" durant laquelle a lieu un renforcement de l’autonomie économique de ces différents groupes armés, notamment à la suite de la fusion avec le crime organisé. L’implosion du bloc soviétique et la reconversion des services secrets de l'Est en organisations mafieuses ainsi que la mondialisation achèvent le processus de transformation. L’économie criminalisée représente aujourd’hui environ 20% du produit brut mondial et possède ses propres réseaux économiques. Elle est contrôlée par des seigneurs de la guerre et se caractérise également par sa dimension transnationale via les diasporas et les réseaux informels et virtuels.

Parallèlement à cette systématisation de la guerre irrégulière, l’Etat a vu ses fonctions politiques et militaires traditionnelles se délégitimer, conséquence des deux guerres mondiales et des idéologies totalitaires – avec les quatre "épisodes matrices" que sont Verdun, Auschwitz, Hiroshima et le Goulag. L’Etat-nation n’étant plus destiné à faire la guerre classique, il subit une recomposition. D’une part il adopte une organisation militaire différente, plus adaptée à la lutte dans le cadre de la guerre irrégulière (armée professionnelle, emploi de contractors qui agissent en dehors des règles du droit international), mais moins légitimée à faire la guerre "classique". D’autre part, il se réoriente sur la fonction de maintien de l’ordre sur son territoire, sans toutefois obtenir les succès souhaités. Par ailleurs, l’affaiblissement étatique s’est également accentué du fait de la mondialisation, de la création de structures supra-étatiques et des changements dans les modes de production économique avec le passage à l’économie numérique. La conséquence de toutes ces transformations est un retour au chaos, à une société de type féodale, d’où l’emploi de l’expression "nouveau Moyen Age".

Face à cette "dissolution de l’intérieur" de l’Etat, Bernard Wicht se demande comment reconstituer la cité? Il compare la situation actuelle avec la période de la fin de la guerre du Péloponnèse et celle des guerres d’Italie au début de la Renaissance et s’appuie sur les écrits de Platon et de Machiavel. Pour lui, la solution réside dans la "défense citoyenne", l’emploi du "citoyen-soldat" qui doit suppléer les carences de l’Etat, à l’image de ce qui se fait par exemple au Mexique pour se défendre contre la criminalité des trafiquants de drogue.

(© blogdefense.overblog.com)

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Alfred von Schlieffen

Publié le par Dimitry Queloz

BECHET, Christophe, Alfred von Schlieffen. L’homme qui devait gagner la Grande Guerre, Paris, Argos Editions, 2013, 212 pages

Ce deuxième ouvrage de la collection "Maîtres de la stratégie" des éditions Argos sur Alfred von Schlieffen est tout aussi réussi que le premier consacré au stratégiste britannique Julian Corbett dont nous avions parlé dans un article précédent. Il comprend cinq chapitres qui traitent des origines et de la carrière du général allemand, de son rôle à la tête du Grand Etat-major, de sa pensée militaire et, enfin, cœur de l’ouvrage, du plan qui porte son nom.

Parmi les nombreux aspects intéressants du livre, retenons en plus particulièrement deux. Tout d’abord, Christophe Bêchet montre l’influence exercée par le milieu dans lequel a baigné le jeune Schlieffen. Il est né en 1833 dans une famille aristocratique. Son père, officier au 2e Régiment de la Garde à pied, est un héros de la guerre de libération contre Napoléon. Surtout, sa mère, fidèle servante de l’Eglise de l’Unité des Frères Moraves, est fortement marquée par le piétisme, mouvement religieux qui a aussi exercé son influence sur Clausewitz – voir à ce sujet l’ouvrage de Jean-Jacques Langendorf sur la pensée militaire prussienne également présenté dans un article antérieur. Schlieffen a par ailleurs effectué ses classes primaires à Niesky, école fondée par l’Eglise en 1761, où l’éducation et les enseignements reçus le préparent à sa future vie militaire. A dix ans, il est notamment nommé sous-officier du "régiment Niesky" créé en 1840.

Dans les deux chapitres consacrés au plan Schlieffen, l’auteur donne au lecteur les principaux éléments à retenir à propos de la longue historiographie relative au sujet. Il présente ainsi les écrits de l’immédiat après-guerre des généraux Hermann von Kuhl et Hugo Freiherr von Freytag-Loringhoven, de l’archiviste Wolfgang Foerster et de l’ancien militaire et politicien Wilhelm Groener, qui visent à glorifier Schlieffen et à rendre Moltke le Jeune seul responsable de l’échec de l’offensive de 1914. Il poursuit avec les ouvrages classiques de Gerhard Ritter, Der Schlieffenplan. Kritik eines Mythos, publié en 1956, et Staatskunst und Kriegshandwerk. Das Problem des "Militarismus" in Deutschland (4 volumes publiés entre 1954 et 1958). Pour Ritter, "nostalgique de l’Allemagne wilhelmienne et désireux de dédouaner le IIe Reich de toute forme de responsabilité dans l’avènement du IIIe", les autorités civiles allemandes se seraient engagées en 1914 dans une guerre qu’elles ne désiraient pas en subissant la mécanique contraignante des plans militaires. Enfin, il termine avec la controverse initiée à la fin des années 1990 par l’historien américain Terence Zuber pour qui le plan Schlieffen n’est pas un plan de guerre, mais un "plaidoyer en faveur du renforcement des effectifs de l’armée allemande" destiné au monde politique.

A partir de ces controverses et d’une étude approfondie des sources, Christophe Bêchet tire la conclusion que le plan Schlieffen de 1905-1906 et celui de 1914 sont deux plans distincts, même si de nombreux points communs les relient. Le plan appliqué par Moltke le Jeune au début de la guerre est une adaptation de celui de son prédécesseur à la tête du Grand Etat-major, avec trois différences notoires. Contrairement à celui de Moltke, le plan Schlieffen était conçu pour une guerre sur un seul front. Il a été élaboré à un moment où la Russie ne pouvait soutenir la France en raison de la défaite subie dans le conflit avec le Japon. De plus, le plan Schlieffen prévoyait la violation de la neutralité des Pays-Bas alors que cette dernière est respectée en 1914. Enfin, Moltke diminue la force relative de l’aile droite par rapport au plan de son prédécesseur. En 1914, le chef du Grand Etat-major allemand doit en effet tenir compte de la Russie, à nouveau capable de soutenir son allié, et des offensives françaises en Alsace et en Loraine. Il est donc contraint de renforcer son centre et le front Est au détriment de son aile marchante.

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Manières du Monde. Manières de Guerre

Publié le par Dimitry Queloz

GALACTEROS-LUCHTENBERG, Caroline, Manières du Monde. Manières de guerre, Paris, Nuvis, 2013, 146 pages

Cet ouvrage de Caroline Galactéros-Luchtenberg, préfacé par Hubert Védrine, part du constat que "l’Occident va mal". Alors que celui-ci dominait jusqu’à tout récemment le Monde depuis plusieurs siècles et pensait que sa suprématie économique et politique, ainsi que son influence culturelle perdureraient à jamais, d’autres puissances en devenir contestent désormais cette domination. L’auteur poursuit en affirmant que ce déclin de l’Occident est causé par les deux principaux "moteurs" de son récent développement: la révolution numérique et la financiarisation de l’économie. Loin d’apporter les progrès économiques et sociaux promis par les élites occidentales postmodernes et mondialisées, ces deux moteurs ont avant tout eu pour conséquences de créer un "leurre de puissance" et un "rejet grandissant de la part des masses humaines" censées en bénéficier. La crise économique de ces dernières années ne fait que révéler les incohérences de ce postmodernisme occidental et modifier à vitesse accélérée les rapports de puissance entre les Etats.

La première partie de l’ouvrage est consacrée à la société occidentale postmoderne, prolongement et radicalisation de la société moderne issue de la philosophie des Lumières caractérisée par un Etat démocratique accordant une importance particulière aux libertés individuelles, un système économique capitaliste stable permettant la mise en place d’un Etat providence et un système de valeurs à vocation universelle. Pour l’auteur, cette société postmoderne est marquée par "une accélération globale vertigineuse et désormais exponentielle – en matière technologique notamment – des processus de changement dans tous les domaines" et une intégration des normes économiques et comportementales anglo-saxonnes, avec pour conséquences l’avènement d’une "soft ideology" d’inspiration américaine caractérisée par un ethnocentrisme étroit et la croyance en une supériorité morale et idéologique débouchant sur un "refus de l’altérité dès qu’elle se montre indocile".

Dans la deuxième partie, l’auteur étudie l’influence de cette idéologie postmoderne sur le domaine militaire. Tout comme la société civile, la société militaire est touchée par une déshumanisation des rapports personnels et professionnels, un appauvrissement éthique et une perte de sens qui se traduisent concrètement par une nouvelle conception de la guerre qui revêt désormais un caractère moralisant et n’est plus forcément perçue comme un prolongement de la politique par d’autres moyens. La guerre se fait au nom de la démocratie et des droits de l'homme ou pour punir un dirigeant que l’on charge de tous les péchés, même si des raisons plus matérielles et moins avouables sont également à l’origine des interventions militaires. Cette moralisation extrême de la guerre – la guerre doit être juste pour être acceptée par les populations occidentales – a paradoxalement pour conséquence une exacerbation de la violence et de l’agressivité des combattants ainsi qu’un mépris croissant envers un adversaire déshumanisé du fait de sa diabolisation.

Une deuxième caractéristique de cette nouvelle conception de la guerre est la croyance en la toute-puissance de la technologie, même si les derniers conflits ont montré qu’une supériorité matérielle écrasante ne permettait pas forcément de remporter la victoire. Les récents concepts de "révolution dans les affaires militaires (RMA)" et de "guerre réseau-centrée" en constituent les principaux paradigmes. Enfin, cette nouvelle approche de la guerre se caractérise par une dématérialisation de l’ennemi et un refus de la mort pour les forces amies. Tout se passe comme si l’on n’osait plus affronter les dures réalités d’un champ de bataille qui effraie et que l’on ne maîtrise plus en dépit de sa numérisation: les ennemis réduits à de simples coordonnées numériques et représentés sur un écran sont éliminés au moyen de frappes aériennes à distance ou d’attaques de drones pilotés par des opérateurs situés à des centaines ou des milliers de kilomètres, les soldats engagés sont surprotégés et la moindre perte devient un scandale…

Cet ouvrage multidisciplinaire pousse à la réflexion sur notre société en général et sa façon de concevoir la guerre en particulier. En dépit d’une analyse sans concession brossant un tableau plutôt sombre de l’Occident postmoderne, il se veut optimiste. Une "réhabilitation de l’exigence éthique", condition urgente et sine qua non du redressement occidental, est possible. D’ailleurs, dans le domaine militaire, l’auteur salue l’évolution positive des récentes doctrines française et britannique.

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Débat sur la mutualisation des capacités militaires en Europe

Publié le par Dimitry Queloz

"Mutualisation des capacités militaires en Europe: risque ou opportunité pour les forces armée?"

MEAD Education, le Centre d’Histoire et de Prospective Militaires (CHPM) et le Centre de Politique de Sécurité de Genève se sont associés pour organiser le 30 avril prochain un débat public sur un thème d’actualité, la mutualisation des capacités militaires en Europe.

En raison des réductions budgétaires drastiques que connaissent les pays occidentaux, la mutualisation des moyens militaires est un thème à la mode depuis quelques années. Les initiatives visant à partager les capacités sont nombreuses en Europe et iront en s’intensifiant. Ainsi, par exemple, l’OTAN a adopté au sommet de Chicago en 2012 son concept de "smart defense" qui connaît un remarquable développement avec plus d’une trentaine de projets.

Dans ce contexte, saluons l’organisation de ce débat au cours duquel deux intervenants présenteront leurs points de vue. Le premier sera le Général de Division Maurice de Langlois, de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Paris) qui traitera des intérêts et des difficultés de la mutualisation et du partage des capacités. De son côté, le colonel breveté d’Etat-major Bruno Smet, du Centre de Politique de Sécurité de Genève, présentera un cas d’étude, celui de la Belgique. Le débat sera modéré par le Colonel EMG William Gargiullo, également du Centre de Politique de Sécurité de Genève.

En principe, nous assisterons au débat et vous en livrerons un compte-rendu dans le courant du mois de mai.

Le débat aura lieu le mercredi 30 avril 2014 au Centre Général Guisan à Pully. Inscriptions et informations supplémentaires sur le site MEAD Education.

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