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Articles avec #suisse tag

Echec du Gripen: le temps de la réflexion‏

Publié le par Dimitry Queloz

Aujourd'hui, nous publions un article qui n'est pas de notre plume. Ecrit par Pierre Streit, historien militaire dont nous avons déjà parlé à quelques reprises, il souligne la nécessité d'une vision globale de notre politique de sécurité et rappelle que l'organisation et les missions de l'armée seront adaptées au cours des prochaines années en raison du nouveau Rapport de sécurité prévu pour 2015 et du DEVA (Développement de l'armée). Il s'agit donc d'une première contribution au débat sur l'armée qui ne manquera pas d'avoir lieu au cours des prochains mois. Bonne lecture! 

Après le vote historique du 18 mai, il est nécessaire de prendre le temps de s’interroger sur les raisons d’un tel échec. Tout a déjà été écrit à ce sujet et, moins d’une semaine après, certains échafaudent déjà des solutions pour remplacer le Tiger: retrofit du vénérable chasseur, achat de Gripen d’occasion, achat de Gripen pour remplacer les F-18, ... Tout ceci est prématuré. Le fait que le contrat conclu avec Saab pour l’achat du Gripen E n’est valable que jusqu’à la fin de l’année n’est certainement pas une raison suffisante pour précipiter les choses et risquer de nouveaux échecs.

Un nouveau rapport sur la politique de sécurité de la Suisse est prévu en 2015. Comme l’écrit le DDPS, responsable de son élaboration, avec le concours des autres départements, "il s’agit, d’une part, de présenter les problématiques qui ont changé ou se sont accentuées depuis 2010 (p. ex. cyber-risques) et, d’autre part, par une analyse fondée de la menace, de créer des bases solides permettant de définir à long terme l’orientation à donner aux différents instruments de politique de sécurité de notre pays".

Outre les cyber-risques, comment ne pas penser aux événements de Crimée et d’Ukraine, au désarmement unilatéral de l’Europe, au repositionnement américain en Asie, à l’évolution du terrorisme international ... Autant d’éléments qui influencent directement ou non notre environnement sécuritaire. Il faut donc prendre le temps de la réflexion et ne pas limiter celle-ci au seul remplacement (qui reste nécessaire) du Tiger. Car l’Armée suisse est un système global. S’il lui faut un toit, il faut aussi que ses murs soient solides. Cela passe donc par une défense sol-air robuste, mobile et statique, ou encore par des forces terrestres bien équipées, mobiles et polyvalentes. Ceci est d’autant plus important que l’Armée suisse a une feuille de route et qu’elle s’appelle "DEVA" (développement de l’Armée). A cette seule condition, l’Armée suisse pourra recréer autour d’elle cette "Union sacrée" qui, le 22 septembre 2013, lui a donné une légitimité incontestable.

Documents à consulter:

- RAPOLSEC 2015

- DEVA

Une défense contre avions moderne est aussi nécessaire (© wikimedia.org)

Une défense contre avions moderne est aussi nécessaire (© wikimedia.org)

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Des Forces aériennes affaiblies pour plusieurs décennies

Publié le par Dimitry Queloz

En refusant l’achat du Gripen, le peuple suisse vient de commettre une erreur aux multiples conséquences dont certaines se feront sentir pendant plusieurs décennies. Sur le plan international, cette décision sera interprétée à l’étranger comme un signe évident de faiblesse morale et politique, ce qui n’arrangera en rien l’image de notre pays déjà largement écornée au lendemain de l’affaire du Boeing éthiopien. La Suisse sera perçue comme peu encline à faire les efforts financiers nécessaires pour assurer sa souveraineté et son indépendance, alors qu’elle est un des rares Etats européens encore prospères et que ses moyens financiers lui permettraient de réaliser les dépenses nécessaires. Il s’agit là d’un très mauvais signal donné à nos voisins et à nos partenaires, d’autant que le contexte international ne cesse de devenir plus incertain, que la Suisse est, depuis la fin de la Guerre froide, la cible de nombreuses attaques et qu’elle devra (re)négocier nombre de dossiers délicats dans les prochaines années, sans même parler de l’avenir de notre pays en tant que place internationale de premier plan.

Au point de vue intérieur, la décision du peuple – que certains qualifient d’historique puisqu’il s’agit du premier succès des opposants à l’armée depuis 1987, date de l’acceptation de l’initiative sur la protection des marais de Rothenthurm – donnera certainement des ailes aux opposants à l’armée. Ceux-ci ont d’ailleurs bien vite enlevé leur masque de simples adversaires du Gripen. Les résultats des urnes à peine connus que déjà socialistes et verts demandaient d’amputer le budget du Département de Défense, de la Protection de la Population et des Sports (DDPS) des 300 millions d’augmentation accordés il y a peu par le Parlement! Nul doute que, encouragés par leur succès, les opposants à l’armée reviendront très vite à la charge avec de nouveaux référendums ou initiatives, notamment lors des prochaines acquisitions d’armements: drones (pour lesquels la polémique a déjà commencé), missiles antiaériens…

De leur côté, les Forces aériennes continueront à être soumises à la cure d’amaigrissement qui a débuté au lendemain de la Guerre froide. La situation actuelle, qui n’aurait été qu’un creux de vague passager avec l’achat du Gripen, va encore se péjorer dans les années à venir. D’une part, l’entrée des Forces aériennes dans les technologies du XXIe siècle sera repoussée d’une décennie en dépit de la modernisation en cours des F/A-18 dont la conception remonte, rappelons-le, aux années 1980. L’acquisition du Gripen aurait en effet permis de disposer de certaines capacités – radar AESA, capteurs passifs, missile Meteor… – à l’horizon 2020 déjà. Avec le refus d’acheter l’appareil suédois, les Forces aériennes ne disposeront de tels moyens qu’au moment où le F/A-18 sera remplacé, c’est-à-dire probablement aux alentours de 2030.

D’autre part, les effectifs des Forces aériennes, déjà insuffisants actuellement pour faire face à une situation de crise, vont encore diminuer. Avec le refus du 18 mai, l’achat d’un nouvel avion de combat est reporté à plusieurs années. Vu les délais d’évaluation, de procédure d’acquisition et d’entrée en service, le prochain appareil qui équipera nos Forces aériennes sera le remplaçant des F/A-18. La proposition de certains politiciens consistant à acheter alors un nombre d’avions correspondant au remplacement et des Tiger et des F/A-18 est largement illusoire. Vu le coût des avions actuels, il sera en effet difficilement envisageable d’acheter plus de 25 ou 30 appareils en une fois. C’est donc sur une trentaine d’avions au maximum – et probablement plutôt une vingtaine – que l’armée suisse pourra compter au cours des trois prochaines décennies. Avec de tels effectifs, les Forces aériennes ne pourront remplir que de manière partielle les missions de police de l’air et elles perdront sans doute d’importants savoir-faire. Quant à une remontée en puissance en cas de détérioration de la situation internationale, elle sera difficile à mettre en œuvre et exigera de très nombreuses années.

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PS et Verts: Une politique d’opposition systématique aux Forces aériennes

Publié le par Dimitry Queloz

Dans leur argumentaire, les opposants au Gripen présentent la situation des Forces aériennes suisses en matière d’équipement sous un jour particulièrement idyllique. Selon eux, les 32 F/A-18 en service seraient suffisamment nombreux pour remplir sans problème et en tout temps les missions de police aérienne. De plus, modernisés tout récemment à grands frais, ces appareils permettraient d’assurer sans difficulté ces dernières durant les prochaines décennies!

Outre le fait que ce tableau n’est pas conforme à la réalité – d’une part, les effectifs sont insuffisants pour assurer de manière permanente et dans la durée les tâches de police aérienne; d’autre part, le F/A-18 est arrivé à mi-vie et, en dépit de la modernisation en cours, il devra être remplacé dans une quinzaine d’années – il faut souligner que les référendaires ne sont pour rien dans la modernité des équipements des Forces aériennes dont il se plaisent pourtant à mettre en exergue les qualités. Bien au contraire! En effet, le Parti socialiste et les Verts, les deux principaux partis politiques opposés au Gripen, actuellement représentés aux Chambres fédérales respectivement par 57 et 17 élus, adoptent depuis plus de deux décennies une politique d'opposition systématique à chaque fois qu’il s’agit de moderniser les Forces aériennes, comme l'ont montré leurs positions lors de l'acquisition des F/A-18 en 1993 et, plus récemment, au moment de la remise à niveau de ces derniers.

1993: Initiative contre l’achat d’un nouvel avion de combat

Au début des années 1990, le Parti socialiste et les Verts ont soutenu l’initiative du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) visant à empêcher l’acquisition d’un nouvel avion de combat destiné à remplacer les Mirage III en service depuis plus de vingt-cinq ans. L’appareil directement concerné était le F/A-18. Si l’initiative avait été acceptée, cela ferait donc plus d'une quinzaine d’années que les Forces aériennes seraient équipées du seul F-5 Tiger, actuellement totalement dépassé, pour remplir leur mission!

A l’époque, les partisans de l’initiative ne voyaient que des défauts au F/A-18. Il était trop cher et son achat obligerait les autres départements fédéraux à faire des économies! Ses performances étaient jugées surdimensionnées pour un petit pays neutre comme la Suisse, d’autant que la Guerre froide venait de se terminer! Aujourd’hui, le discours sur le F/A-18 des opposants au Gripen a bien changé, propagande oblige. Les Socialistes et les Verts vantent les qualités de l’avion pourtant vertement critiqué vingt ans plus tôt, cela sans la moindre vergogne et sans rougir de pareilles contradictions!

2008: Rejet du programme d’armement

En 2008, les deux partis ont cherché à empêcher la modernisation des F/A-18. Celle-ci était proposée dans le cadre du programme d’armement de l’année qui prévoyait la mise à niveau des appareils pour la somme de 404 millions de francs. Cette modernisation devait s’effectuer entre 2009 et 2015 et donner aux F/A-18 des capacités accrues pour les quinze années à venir. Au Conseil national, le Parti socialiste et les Verts ont soutenu la proposition Widmer (PS) qui demandait le report du projet et sa présentation en même temps que le rapport sur le remplacement partiel des F-5 Tiger. Au Conseil des Etats, tous deux ont adopté une position identique avec la proposition de la minorité déposée par le trio Gisèle Ory (PS), Claude Hêche (PS) et Luc Recordon (Les Verts). Après avoir échoué au Conseil des Etats, le Parti socialiste et les Verts ont refusé, à une écrasante majorité, lors du vote final au Conseil national, le programme d’armement 2008.

En dépit de leur discours actuel et de leur soi-disant attitude constructive en matière de défense, le Parti socialiste et les Verts ne sont en rien favorables à une défense aérienne crédible. Depuis plus de vingt ans, ils mènent une politique d’opposition systématique aux Forces aériennes. La campagne qu’ils ont lancée dans le cadre du référendum contre le Gripen s’inscrit dans leur stratégie à long terme dont le but est d’affaiblir l’armée autant que faire se peut, à défaut de pouvoir la supprimer.

Résultats du vote final sur le programme d'armement 2008 au Conseil national

  Groupe Verts Groupe Socialiste Remarque
 Oui 0 0  --
 Non 20 37  --
 Abstention 1* 1**

 * Marie-Thérèse Weber-Gobet   (Parti chrétien-social)

 ** Edith Graf-Litscher

 Absent 0 1  --
 N'a pas voté 1 4***  *** dont Pascale Bruderer, Présidente du Conseil national en l'absence de la titulaire, qui ne prend pas part au vote

 

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Protection de l'espace aérien: Retour aux années trente! (2 et fin)

Publié le par Dimitry Queloz

Pour les deux périodes, ces incidents ont par ailleurs été largement commentés par les médias. En 1936, les réactions du public étaient marquées par l’indignation envers l’attitude et les pratiques de l’Allemagne et allaient dans le sens d’une demande de renforcement de l’effort de défense, notamment dans le domaine aérien. Aujourd’hui, beaucoup de nos concitoyens expriment une opinion semblable. Toutefois – et c’est là une grande différence par rapport aux années trente – nombre de commentateurs contemporains ont une attitude diamétralement opposée et se complaisent à railler les Forces aériennes et leurs carences. Certains – qui n’ont sans doute pas encore remarqué la détérioration de la situation internationale, même après la guerre en Géorgie en 2008, les révolutions arabes, la double crise de l’Euro et de l’Union européenne et, enfin, le conflit ukrainien actuel – vont même plus loin et emploient celles-ci comme argument pour faire campagne contre l’achat du Gripen!

La longueur et la complexité du processus de renforcement des forces aériennes constituent un dernier point commun. Dans les années trente, ce processus a duré plus de dix ans. Le Conseil fédéral a commencé à se préoccuper de la question de la protection de l’espace aérien au début de 1933 et ce n’est qu’en septembre 1943 que l’Escadre de surveillance a été totalement opérationnelle. Ce processus aurait certes pu être écourté de plusieurs années si les différents services administratifs avaient davantage fait preuve de dynamisme, d’esprit de coopération et de compétence en matière aérienne. Toutefois, la faute ne peut être intégralement reportée sur les dirigeants helvétiques. Plusieurs autres facteurs ont en effet également largement contribué à allonger le processus, comme la lenteur des procédures administratives et politiques ou les contraintes budgétaires. Par ailleurs, l’acquisition d’un avion de combat moderne absolument nécessaire à la nouvelle formation de pilotes professionnels a été plus compliquée que prévue en raison de l’état du marché des chasseurs de l’époque et des tensions internationales grandissantes qui ont conduit à la limitation des possibilités d’acquisition à l’étranger. Enfin, la mise en place de l’Escadre de surveillance a demandé un an et demi du fait de la durée de formation des pilotes.

Les dix années nécessaires à la création de l’Escadre de surveillance correspondent singulièrement avec le délai prévu actuellement pour redonner des capacités tout temps aux Forces aériennes. Il faudra en effet attendre 2020 pour voir la mise en œuvre complète d’une motion parlementaire déposée en 2010. Si le projet Ilana est infiniment plus cohérent que certaines études réalisées en vue de la création de l’Escadre de surveillance, il n’en nécessite pas moins du temps pour être mis en place. Certaines contraintes n’ont en effet pas changées depuis les années trente, comme les difficultés budgétaires, les procédures d’engagement et les temps de formation pour les personnels hautement qualifiés – une centaine dans le cadre du projet Ilana – comme les pilotes ou les contrôleurs aériens, les procédures d’acquisition d’un avion de combat, le temps indispensable pour la maîtrise des nouveaux systèmes d’arme et leur intégration dans l’ensemble de la défense...

A la fin de la Guerre froide, quelques années d’euphorie pacifiste et néolibérale ont suffi pour réduire à la portion congrue le fruit de plus de soixante années d’efforts constants pour disposer d’une force aérienne performante et permanente. Maintenant, une décennie est nécessaire pour retrouver ces capacités, comme dans les années trente... Qui a dit que l’histoire ne se répétait pas? (Fin)

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Protection de l'espace aérien: Retour aux années trente! (1)

Publié le par Dimitry Queloz

Le détournement d’un Boeing 767 d’Ethiopian Airlines le 17 février dernier a été l’objet de nombreux commentaires dans les médias suisses et étrangers. L’incident, qui s’est finalement bien terminé mais qui aurait aussi pu tourner à la catastrophe, a montré les carences des Forces aériennes suisses en matière de personnel et de matériel. Ces insuffisances sont connues depuis plusieurs années, même si certains les découvrent, ou font semblant de les découvrir, seulement maintenant. La presse helvétique s’était en effet étonnée de cette situation il y a quelques années déjà et nous en avions parlé dans un article du journal Le Temps en janvier 2009. De son côté, le Département de la Défense prévoit de rendre aux Forces aériennes les moyens d’intervenir en tout temps grâce au projet Ilana et à l’acquisition des Gripen.

A plus d’un titre, la situation que nous vivons aujourd’hui est comparable à celle des années trente, lorsque la Suisse ne disposait pas encore de l’Escadre de surveillance, formation constituée exclusivement de pilotes professionnels. Tout d’abord, les deux périodes se caractérisent par des carences importantes dans le domaine de la défense suite à la réduction massive des budgets du fait d’une situation internationale peu tendue et marquée par une euphorie pacifiste. Dans les années vingt, l’"esprit de Genève" a entrainé les autorités politiques à diminuer les budgets militaires. Les troupes d’aviation ont été particulièrement touchées par ces mesures d’économie et les retards importants ont été longs et difficiles à rattraper à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. De nos jours, la fin de la Guerre froide a également conduit au même désir: "retirer les dividendes de la paix". Le nombre d’avions des Forces aériennes a ainsi été drastiquement réduit, passant de plus de 300 au début des années nonante à 32 dans un avenir proche – sans tenir compte de l’achat des Gripen –, les quelque 50 Tiger encore opérationnels étant voués à un prochain retrait après près de 40 ans de service.

Le deuxième point commun entre les deux périodes est l’impossibilité d’assurer en permanence la police aérienne. Avant la Deuxième Guerre mondiale, outre l’obsolescence des matériels, cette situation était essentiellement due au système de milice. Sans pilote professionnel, la mission ne pouvait être remplie dans la durée qu’en cas de mobilisation partielle ou totale des troupes d’aviation. Après un long processus, le Conseil fédéral a résolu la question le 4 avril 1941 en créant l’Escadre de surveillance, chargée prioritairement des tâches de police aérienne. Cette Escadre a été renforcée dans ses effectifs après la Deuxième Guerre mondiale et elle a constituée le fer de lance des Troupes d’aviation au cours de la Guerre froide. Actuellement, les raisons de l’absence d’une police aérienne permanente sont différentes. Elles sont à chercher dans la réduction des moyens à disposition. D’une part, avec seulement 32 appareils modernes, il est impossible de disposer en tout temps et de manière prolongée de patrouilles de chasse prêtes à remplir la mission. D’autre part, les coupes budgétaires ont également conduit à une diminution des personnels nécessaires à un engagement permanent des Forces aériennes pour des missions de police de l’air.

La pression du contexte international représente un autre point commun. Aujourd’hui, les attentats du 11 septembre et le détournement d’avion de la semaine dernière montrent bien l’absolue nécessité d’une police de l’air permanente, surtout dans un pays situé au cœur de l’Europe, survolé quotidiennement par quelque 3'000 avions de ligne et qui abrite d’importantes organisations et institutions internationales. Dans les années trente, ce besoin a été ressenti du fait de l’augmentation des tensions internationales consécutives à l’arrivée de Hitler au pouvoir et, surtout, d’incidents très concrets, comme le crash nocturne d’un JU-52 de la Luftwaffe près d’Orvin en avril 1936 et, quelques mois plus tard, le survol régulier du territoire suisse par des appareils allemands au début de la guerre d’Espagne. (A suivre)

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